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A
chaque litige son tribunal |
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Nature du litige
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Tribunal compétent
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Avocat
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Recours possibles
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Familial |
| Adoption,
filiation, régimes matrimoniaux, héritages,
successions, nationalité, état civil, changement
de nom |
Tribunal de grande
instance |
Oui
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Les
décisions du tribunal de grande instance et du
juge aux affaires familiales, dans le domaine du
droit de la famille, sont toutes susceptibles de
recours devant la cour d’appel (représentation par
avoué obligatoire), à l’exception du jugement
prononçant le divorce sur demande conjointe des
époux (dans ce cas, seul un pourvoi en cassation
est possible) |
Divorce,
séparation de corps, droit
de visite des grands-parents, changement de prénom |
Juge aux affaires
familiales |
Oui
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| Procédures après
divorce (modification de l’autorité parentale, du
droit de visite, pensions alimentaires) |
Juge aux affaires
familiales |
Non
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| Contribution aux
charges du mariage, obligations alimentaires |
Juge aux affaires
familiales |
Non
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| Protection des
incapables majeurs |
Juge des tutelles
(Tribunal d’instance) |
Non
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Recours possible
devant le tribunal de grande instance |
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Immobilier |
| Revendication de
propriété |
Tribunal de grande
instance |
Oui
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Recours possible
devant la cour d’appel |
| Bornage |
Tribunal
d’instance |
Non
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Représentation par
avoué obligatoire |
Annulation
décision assemblée
générale de copropriété |
Tribunal de grande
instance |
Oui
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Recours possible
devant la cour d’appel. Il faut être représenté
par un avoué |
| Paiement des
charges de copropriété |
Tribunal de grande
instance ou d’instance (selon montant) |
Oui
|
Recours possible
devant la cour d’appel si la créance est
indéterminée ou sup. à 4.000 E (si elle est inf. à
4.000 E, le seul recours possible est le pourvoi
en cassation) |
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Impôts |
| Droits
d’enregistrement |
Tribunal de grande instance |
Non
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Cour
d’appel (avoué obligatoire). Attention en matière
d’impôt, l’appel n’est pas suspensif |
| Impôt sur la
fortune |
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| Contributions
indirectes |
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Professionnel |
| Litiges
individuels entre employeurs et salariés |
Conseil de
prud’hommes |
Non
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Recours possible
devant la cour d’appel (présence d’un avoué non
obligatoire) quand la somme demandée excède 4.000
E, sinon, pourvoi en cassation |
| Conflits
collectifs du travail (grèves, lock-out...) |
Tribunal de grande
instance |
Oui
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Recours possible
devant la cour d’appel ; représentation par un
avoué |
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Relations locatives |
| Résiliation du
bail, nullité ou validité de congé |
Tribunal de grande
instance quel que soit le montant de la demande) |
Non
|
Recours possible
devant la cour d’appel si la créance est
indéterminée ou sup. à 4.000 E (si elle est inf. à
4.000 E, le seul recours possible est le pourvoi
en cassation) |
| Restitution dépôt
de garantie ou décomptes de charges, impayés |
Juge de proximité
( 4.000 E)
Tribunal d’instance (> 4.000 E) |
Non
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| Litiges entre
propriétaires et preneurs de baux ruraux |
Tribunal paritaire
des baux ruraux |
Non
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| Fixation du prix
d’un bail commercial |
Juge des loyers
commerciaux |
Non
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Demande
d’indemnité d’éviction
(bail commercial) |
Tribunal de grande
instance |
Oui
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Recours possible
devant la cour d’appel (représentation par avoué
obligatoire) |
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Consommation |
| Litiges entre
commerçants |
Tribunal de
commerce |
Non
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Recours possible devant la cour d’appel si la
créance est indéterminée ou sup. à 4.000 E (si
elle est inf. à 4.000 E, le seul recours possible
est le pourvoi en cassation) |
| Crédit à la
consommation |
Tribunal de grande
instance |
Non
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| Litiges entre
professionnels et consommateurs (sup. à 4.000 E) |
Tribunal
d’instance ou de grande instance (si sup. à 10.000
E) |
Non/
Oui
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| Petits litiges :
enjeu financier inférieur à 4.000 E
(contraventions de police...) |
Tribunal
d’instance (juge de proximité) |
Non
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Pas de recours
devant la cour d’appel, mais pourvoi en cassation
possible |
Éviter les arnaques à la consommation |
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Elles sont le fait de “professionnels” sans
scrupules qui exploitent la faible vigilance de
certains consommateurs. Soyez attentifs, elles
sont parfois extrêmement bien ficelées.
Pour vous
aider, voici quelques circonstances qui doivent
vous mettre la puce à l’oreille :
• Les courriers vous annonçant comme gagnant à
un concours auquel vous n’avez jamais participé
• Les vendeurs ou prestataires se présentant
comme agréés, mandatés par un service officiel
ou par un fabricant mais qui ne sont pas en
mesure de vous présenter des pièces
justificatives sérieuses
• Les tests immédiats montrant en un tournemain
qu’un équipement ou un appareil est défectueux
• Les conditions financières suspectes comme la
demande de versement en argent liquide ou celle
d’un anti-datage ou d’un post-datage des chèques
• Le paiement d’avance à une société inconnue de
sommes souvent modestes
• Les avis de passage avec la mention
“vérification gratuite”
• La présentation de dossiers de sinistre ou de
coupures de presse qui jouent sur l’insécurité
et la peur
• Les produits miracles et les garanties de
résultat dans des domaines très personnels tels
que la santé, le poids, les rencontres, les
activités lucratives…
• Les cadeaux à venir chercher directement dans
le magasin, qui sont l’occasion de vous pousser
à acheter d’autres produits
Dans tous les
cas, exigez un engagement écrit et lisez très
attentivement les documents que l’on vous
présente avant de les signer et conservez-les.
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Acheter en connaissance de cause |
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Comparer avant d’acheter
Les prix sont
libres : faites donc jouer la concurrence entre
les commerçants, comparez produits et services.
Les prix doivent être affichés de manière visible,
soit sur le produit lui-même, soit à proximité
immédiate. Cette règle s’applique aussi aux
services : dans beaucoup de professions (garages,
auto-écoles, restaurants…) les prix doivent être
affichés à l’intérieur et à l’extérieur de
l’établissement.
Comparez aussi les
conditions de vente, car un même prix peut parfois
recouvrir des éléments différents : en matière de
garantie et de service après-vente notamment,
comparez bien les contrats qui vous sont proposés.
Devis
Un devis est un état descriptif des
travaux à exécuter et estimatif du prix définitif.
Si le devis est en principe gratuit, ce n’est pas
une obligation. Un devis payant est tout à fait
licite tant que les conditions de prix ont été
préalablement portées à votre connaissance et
qu’il correspond à une prestation effective.
Le devis est en principe facultatif, sauf dans
certains secteurs (bâtiment, électroménager...)
pour les réparations ou entretiens qui dépassent
150 €.
Quoi qu’il en soit, vous avez tout intérêt à
demander un devis détaillé même quand cela n’est
pas obligatoire, car il constitue une preuve et
engage le professionnel sur l’étendue, le montant
et le délai des travaux à réaliser.
Attention : le devis n’engage
pas le consommateur qui peut librement s’adresser
à un autre professionnel. Le consommateur n’est
engagé que dès lors qu’il a exprimé sa volonté de
faire exécuter les travaux par ce professionnel,
notamment par une signature au bas du devis
assortie de la mention “bon pour travaux”. |
Arrhes ou acomptes |
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Vous versez des arrhes :
vous pouvez vous désengager, mais vous perdez
alors le montant des arrhes versées. De son
côté, le commerçant peut également se désister
mais il devra vous restituer le double des
arrhes.
Vous versez un acompte :
vous ne pouvez plus vous désengager. Vous êtes
tenu de verser le solde du prix ou du service
commandé. Le commerçant est en droit d’exiger la
livraison et peut vous demander des dommages et
intérêts. De même, vous pouvez exiger que le
commerçant exécute son obligation, ou réclamer
une indemnité en cas de défaillance.
À savoir
: la loi prévoit qu’en l’absence de
précision, la somme versée est réputée être des
arrhes. Cette présomption s’applique aux ventes
et prestations de services, mais pas aux ventes
d’immeubles.
ATTENTION !
Dans le
cadre d’une réservation, la somme réclamée dès
votre signature est presque toujours considérée
comme un acompte.
Vous n’aurez pas la possibilité d’annuler vos
vacances ou votre location ou vous devrez régler
la totalité du séjour. |
Délai de réflexion et de rétractation |
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Le délai de réflexion :
C’est un délai qui vous est accordé avant la
conclusion de certains contrats. On le rencontre
principalement en matière :
- de crédit immobilier (10 jours),
- d’enseignement à distance (7 jours).
Le délai de
rétractation :
En règle générale, la vente est définitive et ne
peut plus être dénoncée dès lors que le vendeur et
l’acheteur ont conclu un accord sur la nature du
bien ou du service et sur le prix.
Cependant, à titre
exceptionnel, la loi a prévu un délai de
rétractation de 7 jours pour le consommateur.
Il s’agit
essentiellement :
- de la vente à distance (à compter de la
réception),
- du démarchage à domicile (à compter de la
signature du contrat),
- des achats à crédit (à compter de la signature
de l’offre préalable),
- des cours par correspondance (à compter de la
signature du contrat),
- de courtage matrimonial (à compter de la
signature du contrat),
- d’assurance-vie (à compter de la signature du
contrat).
Le professionnel ne
peut en aucun cas vous priver de ce droit : toute
clause prévoyant le contraire est nulle.
En outre le
professionnel est obligé de vous informer de ce
droit : la possibilité de vous rétracter doit être
indiquée dans le contrat. A défaut, le délai de
rétractation peut être allongé ou reporté jusqu’à
l’obtention de cette information.
Le plus souvent le
contrat est directement accompagné d’un bon de
rétractation.
Sachez enfin, qu’en
général, vous ne devez pas verser d’argent, sous
quelque forme que ce soit, avant la fin du délai
de rétractation.
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Crédits à la consommation |
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Vous voulez faire un achat et obtenir un crédit
pour en assurer le règlement. Attention…
Avant de
signer :
• Pensez à votre
endettement total :
La somme de vos remboursements ne doit pas
dépasser votre capacité de remboursement. Prenez
bien en compte vos revenus et vos charges fixes.
• Vous disposez
d’un délai :
Ne vous précipitez pas, l’offre de crédit appelée
“offre préalable” est valable 15 jours. Lisez-la
tranquillement et informez-vous sur les autres
crédits afin de choisir le plus avantageux.
Au moment de signer :
• lisez bien l’offre préalable qui deviendra
contrat de crédit une fois signée,
• vérifiez que toutes les rubriques sont bien
remplies,
• vérifiez que l’offre porte bien la date du jour
où vous la signez (elle sera le point de départ du
délai de rétractation),
• conservez un exemplaire de cette offre qui doit
vous être remise obligatoirement,
• ne signez pas de traites,
• si vous souscrivez une assurance, soyez très
attentifs aux mentions que vous portez au
questionnaire de santé.
Après avoir signé :
• Vous disposez
d’un délai de rétractation :
A partir du jour de votre signature, vous disposez
d’un délai pour revenir sur votre engagement. Ce
délai est en principe de 7 jours. Toutefois, si
vous avez signé une demande écrite de votre main
précisant que votre achat doit être livré
immédiatement, ce délai peut être réduit.
• Comment revenir
sur votre décision ?
Utilisez de préférence le bon de rétractation
détachable qui doit obligatoirement être joint à
votre contrat et envoyez-le à l’établissement de
crédit, par lettre recommandée avec accusé de
réception en en conservant une copie. Le crédit et
le contrat de vente qui sont dépendants l’un de
l’autre seront immédiatement annulés. Le vendeur
doit vous restituer l’acompte que vous lui avez
versé.
Attention :
vous ne devez commencer à rembourser le crédit
qu’à partir de la livraison du bien ou de la
fourniture de la prestation de service.
Méfiez-vous
des cartes de crédit des organismes de prêt !
Appelées cartes
privatives, cartes réserves d’argent ou encore
revolving… elles semblent particulièrement
alléchantes. Soyez néanmoins très prudents : si
vous décidez de payer avec votre carte, vous
effectuez ni plus ni moins un achat à crédit, dont
les taux sont généralement élevés.
Ces cartes doivent
donc être utilisées avec une extrême prudence.
Elles sont facteurs d’endettement, voire de
surendettement. |
Les garanties |
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Gratuites ou payantes, elles sont de différents
ordres et ne produisent pas les mêmes effets.
La garantie
commerciale ou garantie contractuelle
C’est une garantie
facultative et souvent gratuite offerte lors de
l’achat d’un produit ou d’un service.
En revanche, elle
est obligatoire en matière de vente d’automobile
neuve.
En général, elle
est proposée par le vendeur en son nom mais dans
certains cas, elle peut également l’être pour le
compte du fabricant. Dans ce cas, il faudra
s’adresser à ce dernier pour la prise en charge
des réparations.
Elle se matérialise
toujours par un document : parfois le ticket de
caisse suffit, parfois un véritable contrat de
garantie doit être remis, renseignez-vous bien
lors de l’achat. Ce document précise la durée et
l’étendue de la garantie. Attention, vous n’êtes
couverts que pour les éléments qui ne sont pas
exclus des conditions de garanties.
Cette garantie ne
fonctionne pas en cas d’usage anormal, d’usure
normale, de choc ou dans le cas où vous avez tenté
de réparer vous-même l’appareil en panne.
À savoir : si le
bien sous garantie est immobilisé au moins 7 jours
pour remise en état, le professionnel devra vous
accorder une prolongation de garantie d’autant de
jours qu’aura duré l’immobilisation.
Les extensions de garantie
Certains
professionnels proposent une extension de la
garantie commerciale - moyennant paiement, parfois
élevé - qui se présente sous la forme d’une
assurance.
Avant d’acheter
cette extension, renseignez-vous sur les
prestations effectives de celle-ci et comparez
avec les tarifs du service après-vente en cas de
réparation.
La garantie
légale ou garantie des “vices cachés”
Le vendeur est tenu
de vous garantir contre les vices cachés du bien
vendu, c’est à dire les défauts graves, cachés,
antérieurs à la vente et inconnus de l’acheteur.
Cette garantie est
obligatoire, le vendeur ne peut en aucun cas
s’y soustraire, et ce même s’il existe par
ailleurs une garantie contractuelle.
Elle s’applique quel que soit le bien acheté (neuf
ou d’occasion) et quel que soit le vendeur
(professionnel ou particulier).
Ici, c’est à
l’acheteur de prouver l’existence d’un vice caché.
Une expertise sera souvent nécessaire.
Attention :
vous devez agir dans un délai de deux ans à
compter de la découverte du vice. Si vous arrivez
à prouver l’existence d’un vice caché, vous
pourrez, au choix, garder le bien et demander une
diminution du prix ou demander l’annulation
“rétroactive” de la vente.
La garantie légale de conformité
Le vendeur est tenu
de livrer un bien conforme au contrat et répond
des défauts de conformité existants lors de la
délivrance.
Pour être conforme,
le bien, objet du contrat, doit :
• être propre à l’usage habituel
• correspondre à la description et posséder les
qualités présentées par le vendeur ou les
documents (publicités, étiquettes...)
• présenter les qualités qu’un acheteur peut
légitimement attendre ou encore présenter les
caractéristiques définies d’un commun accord.
En cas de défaut de
conformité, l’acheteur choisit entre la réparation
ou le remplacement du bien.
Si la réparation et
le remplacement du bien sont impossibles,
l’acheteur peut rendre le bien et se faire
restituer le prix ou conserver le bien et réclamer
une partie du prix.
Attention :
la résiliation du bien ne peut être prononcée
si le défaut de conformité est mineur. L’action
résultant du défaut de conformité se prescrit par
deux ans à compter de la délivrance du bien.
Cette garantie ne prive pas l’acheteur du droit
d’exercer l’action résultant des vices cachés. |
L’avoir |
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| C’est
un document par lequel un commerçant reconnaît
vous devoir de l’argent. Cette somme est, en
principe, à valoir sur un achat futur. 3
situations peuvent se présenter :
Vous revenez
sur votre choix :
Si le commerçant accepte de vous consentir un
avoir, sachez qu’il n’y est jamais obligé. C’est
un geste commercial de sa part. De ce fait, vous
ne pouvez ni refuser l’avoir en demandant un
remboursement, ni vous opposer à ce que cet avoir
soit limité dans le temps ou à certains articles
ou prestations.
Le
commerçant n’est pas en mesure d’exécuter sa
commande :
Vous pouvez refuser l’avoir et demander le
remboursement. En acceptant de recevoir un avoir
vous lui faites un « cadeau » en lui garantissant
un achat ultérieur. Dans ce cas, vous avez tout
intérêt à refuser un avoir limité dans le temps ou
à certains articles ou prestations.
Le produit
est défectueux (mais non réparable) :
Vous pouvez prétendre à un remboursement ou à un
échange par un article équivalent. L’avoir, dans
ce cas, est une option que vous n’êtes pas tenu
d’accepter… |
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