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UNion des Intérêts Touristiques et Économiques de Saint-Etienne de Tinée - Auron (Association des Commerçants et Artisans de Saint-Etienne de Tinée / Auron)

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Conseils Juridiques

A chaque litige son tribunal  
Nature du litige
Tribunal compétent
Avocat
Recours possibles
Familial
Adoption, filiation, régimes matrimoniaux, héritages, successions, nationalité, état civil, changement de nom Tribunal de grande instance
Oui
Les décisions du tribunal de grande instance et du juge aux affaires familiales, dans le domaine du droit de la famille, sont toutes susceptibles de recours devant la cour d’appel (représentation par avoué obligatoire), à l’exception du jugement prononçant le divorce sur demande conjointe des époux (dans ce cas, seul un pourvoi en cassation est possible)
Divorce, séparation de corps, droit
de visite des grands-parents, changement de prénom
Juge aux affaires familiales
Oui
Procédures après divorce (modification de l’autorité parentale, du droit de visite, pensions alimentaires) Juge aux affaires familiales
Non
Contribution aux charges du mariage, obligations alimentaires Juge aux affaires familiales
Non
Protection des incapables majeurs Juge des tutelles
(Tribunal d’instance)
Non
Recours possible devant le tribunal de grande instance
Immobilier
Revendication de propriété Tribunal de grande instance
Oui
Recours possible devant la cour d’appel
Bornage Tribunal d’instance
Non
Représentation par avoué obligatoire
Annulation décision assemblée
générale de copropriété
Tribunal de grande instance
Oui
Recours possible devant la cour d’appel. Il faut être représenté par un avoué
Paiement des charges de copropriété Tribunal de grande instance ou d’instance (selon montant)
Oui
Recours possible devant la cour d’appel si la créance est indéterminée ou sup. à 4.000 E (si elle est inf. à 4.000 E, le seul recours possible est le pourvoi en cassation)
Impôts
Droits d’enregistrement Tribunal de grande instance
Non
Cour d’appel (avoué obligatoire). Attention en matière d’impôt, l’appel n’est pas suspensif
Impôt sur la fortune  
Contributions indirectes  
Professionnel
Litiges individuels entre employeurs et salariés Conseil de prud’hommes
Non
Recours possible devant la cour d’appel (présence d’un avoué non obligatoire) quand la somme demandée excède 4.000 E, sinon, pourvoi en cassation
Conflits collectifs du travail (grèves, lock-out...) Tribunal de grande instance
Oui
Recours possible devant la cour d’appel ; représentation par un avoué
Relations locatives
Résiliation du bail, nullité ou validité de congé Tribunal de grande instance quel que soit le montant de la demande)
Non
Recours possible devant la cour d’appel si la créance est indéterminée ou sup. à 4.000 E (si elle est inf. à 4.000 E, le seul recours possible est le pourvoi en cassation)
Restitution dépôt de garantie ou décomptes de charges, impayés Juge de proximité ( 4.000 E)
Tribunal d’instance (> 4.000 E)
Non
 
Litiges entre propriétaires et preneurs de baux ruraux Tribunal paritaire des baux ruraux
Non
 
Fixation du prix d’un bail commercial Juge des loyers commerciaux
Non
 
Demande d’indemnité d’éviction
(bail commercial)
Tribunal de grande instance
Oui
Recours possible devant la cour d’appel (représentation par avoué obligatoire)
Consommation
Litiges entre commerçants Tribunal de commerce
Non
Recours possible devant la cour d’appel si la créance est indéterminée ou sup. à 4.000 E (si elle est inf. à 4.000 E, le seul recours possible est le pourvoi en cassation)
Crédit à la consommation Tribunal de grande instance
Non
Litiges entre professionnels et consommateurs (sup. à 4.000 E) Tribunal d’instance ou de grande instance (si sup. à 10.000 E)
Non/
Oui
Petits litiges : enjeu financier inférieur à 4.000 E (contraventions de police...) Tribunal d’instance (juge de proximité)
Non
Pas de recours devant la cour d’appel, mais pourvoi en cassation possible
Éviter les arnaques à la consommation  

Elles sont le fait de “professionnels” sans scrupules qui exploitent la faible vigilance de certains consommateurs. Soyez attentifs, elles sont parfois extrêmement bien ficelées.

Pour vous aider, voici quelques circonstances qui doivent vous mettre la puce à l’oreille :
• Les courriers vous annonçant comme gagnant à un concours auquel vous n’avez jamais participé
• Les vendeurs ou prestataires se présentant comme agréés, mandatés par un service officiel ou par un fabricant mais qui ne sont pas en mesure de vous présenter des pièces justificatives sérieuses
• Les tests immédiats montrant en un tournemain qu’un équipement ou un appareil est défectueux
• Les conditions financières suspectes comme la demande de versement en argent liquide ou celle d’un anti-datage ou d’un post-datage des chèques
• Le paiement d’avance à une société inconnue de sommes souvent modestes
• Les avis de passage avec la mention “vérification gratuite”
• La présentation de dossiers de sinistre ou de coupures de presse qui jouent sur l’insécurité et la peur
• Les produits miracles et les garanties de résultat dans des domaines très personnels tels que la santé, le poids, les rencontres, les activités lucratives…
• Les cadeaux à venir chercher directement dans le magasin, qui sont l’occasion de vous pousser à acheter d’autres produits

Dans tous les cas, exigez un engagement écrit et lisez très attentivement les documents que l’on vous présente avant de les signer et conservez-les.
 

Acheter en connaissance de cause  

Comparer avant d’acheter

Les prix sont libres : faites donc jouer la concurrence entre les commerçants, comparez produits et services.
Les prix doivent être affichés de manière visible, soit sur le produit lui-même, soit à proximité immédiate. Cette règle s’applique aussi aux services : dans beaucoup de professions (garages, auto-écoles, restaurants…) les prix doivent être affichés à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement.

Comparez aussi les conditions de vente, car un même prix peut parfois recouvrir des éléments différents : en matière de garantie et de service après-vente notamment, comparez bien les contrats qui vous sont proposés.

Devis

Un devis est un état descriptif des travaux à exécuter et estimatif du prix définitif.

Si le devis est en principe gratuit, ce n’est pas une obligation. Un devis payant est tout à fait licite tant que les conditions de prix ont été préalablement portées à votre connaissance et qu’il correspond à une prestation effective.

Le devis est en principe facultatif, sauf dans certains secteurs (bâtiment, électroménager...) pour les réparations ou entretiens qui dépassent 150 €.
Quoi qu’il en soit, vous avez tout intérêt à demander un devis détaillé même quand cela n’est pas obligatoire, car il constitue une preuve et engage le professionnel sur l’étendue, le montant et le délai des travaux à réaliser.

Attention : le devis n’engage pas le consommateur qui peut librement s’adresser à un autre professionnel. Le consommateur n’est engagé que dès lors qu’il a exprimé sa volonté de faire exécuter les travaux par ce professionnel, notamment par une signature au bas du devis assortie de la mention “bon pour travaux”.

Arrhes ou acomptes  

Vous versez des arrhes :
vous pouvez vous désengager, mais vous perdez alors le montant des arrhes versées. De son côté, le commerçant peut également se désister mais il devra vous restituer le double des arrhes.

Vous versez un acompte :
vous ne pouvez plus vous désengager. Vous êtes tenu de verser le solde du prix ou du service commandé. Le commerçant est en droit d’exiger la livraison et peut vous demander des dommages et intérêts. De même, vous pouvez exiger que le commerçant exécute son obligation, ou réclamer une indemnité en cas de défaillance.

À savoir : la loi prévoit qu’en l’absence de précision, la somme versée est réputée être des arrhes. Cette présomption s’applique aux ventes et prestations de services, mais pas aux ventes d’immeubles.

ATTENTION !

Dans le cadre d’une réservation, la somme réclamée dès votre signature est presque toujours considérée comme un acompte.
Vous n’aurez pas la possibilité d’annuler vos vacances ou votre location ou vous devrez régler la totalité du séjour.

Délai de réflexion et de rétractation  

Le délai de réflexion :
C’est un délai qui vous est accordé avant la conclusion de certains contrats. On le rencontre principalement en matière :
- de crédit immobilier (10 jours),
- d’enseignement à distance (7 jours).

Le délai de rétractation :
En règle générale, la vente est définitive et ne peut plus être dénoncée dès lors que le vendeur et l’acheteur ont conclu un accord sur la nature du bien ou du service et sur le prix.

Cependant, à titre exceptionnel, la loi a prévu un délai de rétractation de 7 jours pour le consommateur.

Il s’agit essentiellement :
- de la vente à distance (à compter de la réception),
- du démarchage à domicile (à compter de la signature du contrat),
- des achats à crédit (à compter de la signature de l’offre préalable),
- des cours par correspondance (à compter de la signature du contrat),
- de courtage matrimonial (à compter de la signature du contrat),
- d’assurance-vie (à compter de la signature du contrat).

Le professionnel ne peut en aucun cas vous priver de ce droit : toute clause prévoyant le contraire est nulle.

En outre le professionnel est obligé de vous informer de ce droit : la possibilité de vous rétracter doit être indiquée dans le contrat. A défaut, le délai de rétractation peut être allongé ou reporté jusqu’à l’obtention de cette information.

Le plus souvent le contrat est directement accompagné d’un bon de rétractation.

Sachez enfin, qu’en général, vous ne devez pas verser d’argent, sous quelque forme que ce soit, avant la fin du délai de rétractation.
 

Crédits à la consommation  
Vous voulez faire un achat et obtenir un crédit pour en assurer le règlement. Attention…

Avant de signer :

• Pensez à votre endettement total :
La somme de vos remboursements ne doit pas dépasser votre capacité de remboursement. Prenez bien en compte vos revenus et vos charges fixes.

• Vous disposez d’un délai :
Ne vous précipitez pas, l’offre de crédit appelée “offre préalable” est valable 15 jours. Lisez-la tranquillement et informez-vous sur les autres crédits afin de choisir le plus avantageux.


Au moment de signer :
• lisez bien l’offre préalable qui deviendra contrat de crédit une fois signée,
• vérifiez que toutes les rubriques sont bien remplies,
• vérifiez que l’offre porte bien la date du jour où vous la signez (elle sera le point de départ du délai de rétractation),
• conservez un exemplaire de cette offre qui doit vous être remise obligatoirement,
• ne signez pas de traites,
• si vous souscrivez une assurance, soyez très attentifs aux mentions que vous portez au questionnaire de santé.


Après avoir signé :

• Vous disposez d’un délai de rétractation :
A partir du jour de votre signature, vous disposez d’un délai pour revenir sur votre engagement. Ce délai est en principe de 7 jours. Toutefois, si vous avez signé une demande écrite de votre main précisant que votre achat doit être livré immédiatement, ce délai peut être réduit.

• Comment revenir sur votre décision ?
Utilisez de préférence le bon de rétractation détachable qui doit obligatoirement être joint à votre contrat et envoyez-le à l’établissement de crédit, par lettre recommandée avec accusé de réception en en conservant une copie. Le crédit et le contrat de vente qui sont dépendants l’un de l’autre seront immédiatement annulés. Le vendeur doit vous restituer l’acompte que vous lui avez versé.

Attention : vous ne devez commencer à rembourser le crédit qu’à partir de la livraison du bien ou de la fourniture de la prestation de service.

Méfiez-vous des cartes de crédit des organismes de prêt !

Appelées cartes privatives, cartes réserves d’argent ou encore revolving… elles semblent particulièrement alléchantes. Soyez néanmoins très prudents : si vous décidez de payer avec votre carte, vous effectuez ni plus ni moins un achat à crédit, dont les taux sont généralement élevés.

Ces cartes doivent donc être utilisées avec une extrême prudence. Elles sont facteurs d’endettement, voire de surendettement.

Les garanties  
Gratuites ou payantes, elles sont de différents ordres et ne produisent pas les mêmes effets.

La garantie commerciale ou garantie contractuelle

C’est une garantie facultative et souvent gratuite offerte lors de l’achat d’un produit ou d’un service.

En revanche, elle est obligatoire en matière de vente d’automobile neuve.

En général, elle est proposée par le vendeur en son nom mais dans certains cas, elle peut également l’être pour le compte du fabricant. Dans ce cas, il faudra s’adresser à ce dernier pour la prise en charge des réparations.

Elle se matérialise toujours par un document : parfois le ticket de caisse suffit, parfois un véritable contrat de garantie doit être remis, renseignez-vous bien lors de l’achat. Ce document précise la durée et l’étendue de la garantie. Attention, vous n’êtes couverts que pour les éléments qui ne sont pas exclus des conditions de garanties.

Cette garantie ne fonctionne pas en cas d’usage anormal, d’usure normale, de choc ou dans le cas où vous avez tenté de réparer vous-même l’appareil en panne.

À savoir : si le bien sous garantie est immobilisé au moins 7 jours pour remise en état, le professionnel devra vous accorder une prolongation de garantie d’autant de jours qu’aura duré l’immobilisation.


Les extensions de garantie

Certains professionnels proposent une extension de la garantie commerciale - moyennant paiement, parfois élevé - qui se présente sous la forme d’une assurance.

Avant d’acheter cette extension, renseignez-vous sur les prestations effectives de celle-ci et comparez avec les tarifs du service après-vente en cas de réparation.

La garantie légale ou garantie des “vices cachés”

Le vendeur est tenu de vous garantir contre les vices cachés du bien vendu, c’est à dire les défauts graves, cachés, antérieurs à la vente et inconnus de l’acheteur.

Cette garantie est obligatoire, le vendeur ne peut en aucun cas
s’y soustraire, et ce même s’il existe par ailleurs une garantie contractuelle.
Elle s’applique quel que soit le bien acheté (neuf ou d’occasion) et quel que soit le vendeur (professionnel ou particulier).

Ici, c’est à l’acheteur de prouver l’existence d’un vice caché. Une expertise sera souvent nécessaire.

Attention : vous devez agir dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice. Si vous arrivez à prouver l’existence d’un vice caché, vous pourrez, au choix, garder le bien et demander une diminution du prix ou demander l’annulation “rétroactive” de la vente.


La garantie légale de conformité

Le vendeur est tenu de livrer un bien conforme au contrat et répond des défauts de conformité existants lors de la délivrance.

Pour être conforme, le bien, objet du contrat, doit :
• être propre à l’usage habituel
• correspondre à la description et posséder les qualités présentées par le vendeur ou les documents (publicités, étiquettes...)
• présenter les qualités qu’un acheteur peut légitimement attendre ou encore présenter les caractéristiques définies d’un commun accord.

En cas de défaut de conformité, l’acheteur choisit entre la réparation ou le remplacement du bien.

Si la réparation et le remplacement du bien sont impossibles, l’acheteur peut rendre le bien et se faire restituer le prix ou conserver le bien et réclamer une partie du prix.

Attention : la résiliation du bien ne peut être prononcée si le défaut de conformité est mineur. L’action résultant du défaut de conformité se prescrit par deux ans à compter de la délivrance du bien.
Cette garantie ne prive pas l’acheteur du droit d’exercer l’action résultant des vices cachés.

 

L’avoir  
C’est un document par lequel un commerçant reconnaît vous devoir de l’argent. Cette somme est, en principe, à valoir sur un achat futur. 3 situations peuvent se présenter :

Vous revenez sur votre choix :
Si le commerçant accepte de vous consentir un avoir, sachez qu’il n’y est jamais obligé. C’est un geste commercial de sa part. De ce fait, vous ne pouvez ni refuser l’avoir en demandant un remboursement, ni vous opposer à ce que cet avoir soit limité dans le temps ou à certains articles ou prestations.

Le commerçant n’est pas en mesure d’exécuter sa commande :
Vous pouvez refuser l’avoir et demander le remboursement. En acceptant de recevoir un avoir vous lui faites un « cadeau » en lui garantissant un achat ultérieur. Dans ce cas, vous avez tout intérêt à refuser un avoir limité dans le temps ou à certains articles ou prestations.

Le produit est défectueux (mais non réparable) :
Vous pouvez prétendre à un remboursement ou à un échange par un article équivalent. L’avoir, dans ce cas, est une option que vous n’êtes pas tenu d’accepter…